Bandeau
AGHA

Association de Généalogie des Hautes-Alpes

Champsaur-Californie
Article mis en ligne le 1er janvier 2018
dernière modification le 8 janvier 2018

par MAUBERRET-COMBASSIVE J.
Visites : 117 - Popularité :
2%
logo imprimer
Licence : CC by-nc-nd

Le Champsaur terre féconde, ne peut nour­rir tous ses enfants, et bon nombre durant le siècle écoulé furent contraint d’émigrer au Nouveau-Monde.

De très nombreux Champsaurins ont fait souche quelque part aux Etats-Unis et ont acquis par leur labeur et les vertus de la race des situations enviables.

Cette réussite pour beaucoup n’a point tué en leur cœur l’amour de leur pays d’origine et du sol natal, et il nous plaît à signaler aujourd’hui l’attachement de notre compatriote Taix Marius envers sa petite patrie.

Par sa mère, Angèle Amar, et son père Marius Taix, coule, dans ses veines, un sang haut-alpin. Il est né de ce mariage à Los Angeles et entreprend, tout jeune, avec ses parents, le grand voyage du retour. La famille s’installe a la Brasserie, et pour lui, durant son adolescence, se crée de précieuses amitiés dans cette jeunesse qui fréquente l’école de la rue Saint-Jacques.

Taix fait ses études complémentaires au Cours sous la, direction de M. Jaussaud (Caporal). Ses souvenirs d’enfance et de classe sont restés bien gravés en son cœur malgré le nouveau voyage en 1912 vers l’Amérique du Nord où sa famille (cinq membres) s’installe définitivement.

Marius Taix est pharmacien, mais il délaissera sa première profession pour prendre en main et donner une impulsion nouvelle au bien familial dont le nom nous dit quelque chose : L’Hôtel du Champ d’Or et French Restaurant.

French Restaurant en 1956

Savez-vous lecteurs amis, le rythme de l’établissement ? Deux mille cinq cents à trois mille repas par jour. Représentez-vous la puissance de la cuisine et le monceau de « frites » à la française !

Notre compatriote à la tête d’une industrie florissante aime toujours la France, sa première patrie. Il contribue beaucoup à animer les colonies françaises de Californie, et vient autant qu’il le peut se retremper en son pays avec les siens — et il nous reste à signaler un simple geste.

En souvenir de son maître d’école, il manifeste envers de cours complémentaire de notre ville qui s’est beaucoup modernisé depuis, sa générosité.

En 1949, un premier don de 10.000 francs récompense pendant cinq ans l’élève ayant les meilleures notes au brevet élémentaire.

En 1950, 17.500 francs sont affectés à l’achat de matériel de reliure et nos jeunes gens de­viennent de bons apprentis et font bénéficier de leur précoce talent la commune de Saint-Bonnet dont les archives sont confortablement reliées.

En 1951, un concours est ouvert entre étudiants avec trois lauréats primés sur ce sujet : « L’amitié champsaurine et californienne. ».

En 1952, nouveau chèque de 17.250 francs, qui contribuera à encourager et stimuler no­tre jeunesse estudiantine, dont nous nous fai­sons, avec leurs quatre dévoués professeurs, l’interprète pour exprimer notre reconnais­sance.

J. Mauberret-Combassive.
Alpes et Midi du 26 décembre 1952


Avec l’aimable autorisation d’ALPES et MIDI, l’hebdomadaire des Hautes-Alpes et de la vallée de l’Ubaye.
Site web : http//www.alpes-et-midi.fr
Photo : AGHA

Forum
Répondre à cet article

Calendrier

août 2018 :

Rien pour ce mois

juillet 2018 | septembre 2018

Évènements à venir

0 | 5

12
septembre
2018

15
septembre
2018

15
septembre
2018

16
septembre
2018

27
septembre
2018
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.4
Soutenir par un don